Le Hub
Mieux comprendre et participer aux nouveaux horizons de la santé
EN | FR

Santé & climat
l’urgence de la mobilisation
#healthcop21

Le rapport 2015 de la Commission du Lancet sur la santé et le changement climatique

La Commission Lancet, en partenariat avec l’University College de Londres, a produit un rapport, mis en ligne le 23 juin 2015, au sujet des enjeux sanitaires du réchauffement climatique. Ce document, rédigé par une équipe de chercheurs pluridisciplinaires Européens et Chinois, évoque les effets déjà perceptibles du changement climatique et les projections pour l’avenir qui représentent « un risque potentiellement catastrophique d’une ampleur inacceptable pour la santé humaine ».

Si les effets directs de l’augmentation globale de la température et des événements extrêmes sont aujourd’hui bien établis, les impacts indirects du bouleversement climatique sur la santé sont moins bien identifiés par le grand public, et pourtant tout aussi présents et menaçants. Aux milliers de morts causées par les catastrophes naturelles, les inondations et la sécheresse, s’ajouteront les conditions favorables créées par le changement climatique, pour la propagation de moustiques vecteurs de maladies infectieuses comme la dengue ou le paludisme, dans des zones jusque-là épargnées. Enfin, les conséquences de la pollution de l’air et de l’eau douce décuplent les risques d’infections telles que le choléra ; et des déplacements massifs de populations exacerberont la transmission de maladies.

Cependant, le Rapport Lancet ne se contente pas d’établir ce triste constat et va au-delà, en proposant des solutions aux dirigeants politiques pour protéger la santé des populations. Ces recommandations s’articulent autour de deux grands axes que sont la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et l’adaptation de nos modes de vie aux bouleversements déjà engendrés par la pollution passée. Réduire au maximum l’utilisation du charbon, créer de nouvelles villes pensées pour les hommes et non pour les voitures, promouvoir une alimentation plus saine et locale, ainsi que des modes de transports alternatifs, propres et dynamiques comme le vélo, auraient non seulement un impact bénéfique pour l’environnement, mais contribueraient à réduire l’obésité, le diabète et les risques de maladies cardiovasculaires.

Ainsi, lutter contre le réchauffement climatique est une urgence, mais aussi l’opportunité de changer nos modes de vie pour répondre efficacement et durablement aux grands enjeux de santé publique de notre époque.

C’est pour cette raison que Sanofi s’engage en faveur du climat, aux côtés des grands acteurs publics et privés de la COP21, dont il est le partenaire.

La COP 21 correspond à la 21ème Conférence des Parties. Elle a officiellement été ouverte lundi 30 novembre à Paris par François Hollande, président de la République Française. Son objectif est d'aboutir à un accord international permettant de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C .

La santé, grande oubliée
de la COP21

Pour faire face à un défi qui menace les avancées sanitaires réalisées au cours de ces cinquante dernières années, il est du devoir de Sanofi, entreprise de science de la vie, d’apporter des solutions pour prévenir et répondre aux impacts directs et indirects du réchauffement climatique sur la santé publique. Pour cela, le Groupe développe des médicaments et des vaccins qui sont ensuite distribués aux populations, et s’investit aussi sur le terrain, auprès des acteurs locaux, pour aider les individus à se prémunir contre des maladies telles que le paludisme ou la dengue. Le Groupe se mobilise également, aux côtés de la communauté de la santé, pour contribuer à la prise de conscience et à la mise à l’agenda public de ces problématiques sanitaires. Pour aller plus loin et participer à l’effort commun en faveur du climat, Sanofi s’est aussi engagé à réduire de 20%, entre 2010 et 2020, les émissions de CO2 provenant de ses sites industriels et de Recherche & Développement. En 2014, Sanofi a réduit ses émissions de CO2 de 15% par rapport à 2010.

« C’est inéluctable : si la température moyenne continue à augmenter et se conjugue aux mouvements de populations ; le risque de transmission de maladie va s’accroître. C’est quelques faits doivent suffire à dicter une ligne claire et résolue : il faut soutenir sans délai la mobilisation de toute la communauté de la santé, engager acteurs publics et privés, à commencer par les entreprises des sciences de la vie, dont la responsabilité est de contribuer aux progrès de la santé. Si nous agissons maintenant, nous pouvons encore gérer les conséquences du changement climatique sur la santé de la population mondiale. »

Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, Le Monde
Lire la tribune sur Le Monde.fr

NOTRE

OPINION

Les grandes évolutions des
maladies, impactées par le
changement climatique

Le réchauffement climatique entrainera l’apparition et le développement de maladies infectieuses, telles que le paludisme, la dengue ou le choléra, dans des régions du monde jusqu’à présent épargnées. En effet, l’augmentation globale de la température élargit peu à peu la zone de survie des moustiques vecteurs d’infections, à l’instar du moustique tigre, potentiel transmetteur de la dengue et du chikungunya, que l’on retrouve déjà dans le sud de la France

18

DÉPARTEMENTS
français gagnés par le moustique tigre

Aujourd’hui plus de la moitié de la
population est exposée à la
dengue

Les changements climatiques anticipés vont augmenter la portée géographique de la dengue, ainsi que son incidence, déjà multipliée par trente depuis 1960. Cette maladie infectieuse n’ayant pas de traitement, Sanofi s’engage sur la prévention à travers trois axes principaux : la vaccination d’abord, le contrôle du vecteur via la minimisation du nombre de moustiques tigres ensuite, et l’éducation des populations aux stratégies de prévention enfin.

2.5

milliards d’êtres humains
exposés à la dengue
aujourd’hui (OMS)

Le fossé sanitaire entre le Nord et
le Sud va s’aggraver

Les pays qui sont aujourd’hui les plus touchés par des problématiques sanitaires critiques sont aussi les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique. L’augmentation globale de la température entrainera d’importantes sécheresses et une forte diminution des ressources alimentaires dans des régions déjà vulnérables, telles que l’Afrique subsaharienne. Des populations, souffrant déjà d’un manque d’accès aux soins, seront aussi exposées à une succession de troubles sanitaires exacerbés, à l’instar des sud-américains vivant dans les hauts plateaux andins qui pourraient bientôt être touchés par le paludisme.

x 14

les risques
de décès
sont beaucoup plus élevés
pour les femmes
et les enfants

Un double enjeu : s’adapter et réduire l’impact du changement climatique

Le réchauffement climatique, dû aux émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’activité humaine, va entrainer d’importants bouleversements, modifiant un certain nombre d’éléments sur lesquels on s’appuyait jusqu’à présent pour établir et gérer nos différents modes de vie. L’alimentation ainsi que l’accessibilité, la quantité et la qualité de l’eau, seront affectées, entrainant de graves conséquences sanitaires, et créant un stress psychologique considérable au sein des populations les plus touchées. De plus, les importantes migrations de population dues aux crises climatiques augmentent le risque de transmission des maladies infectieuses.

20%

de réduction
de ses émissions
de gaz à effet de serre
sont attendus
par Sanofi
à l’horizon 2020

Le paludisme,
des risques d’infection
exacerbés
par le réchauffement climatique

Le paludisme est une des maladies infectieuses les plus meurtrières de la planète : en 2013 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait à 198 millions le nombre de cas d’infections et à 548 000 le nombre de décès causés par cette maladie. Le paludisme est très présent sur le continent africain où un enfant en meurt chaque minute.

Cette maladie se développe dans des régions au climat humide et chaud, conditions idéales pour la survie et la multiplication des moustiques anophèles, vecteurs du paludisme. Plus les températures sont élevées, plus les moustiques infectés se développent rapidement, multipliant leurs capacités infectieuses. Le climat a donc un impact majeur sur la transmission de la maladie et son risque épidémique.

Afin de lutter contre ce fléau sanitaire, Sanofi s’engage à plusieurs niveaux. Tout d’abord le Groupe favorise l’accès aux traitements à des prix abordables dans les zones les plus touchés. Après avoir développé en 2007 l’un des premiers médicaments antipaludéens produit dans le cadre d’un partenariat public-privé avec la Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi), Sanofi a distribué les quelques 400 millions de doses produites depuis sa création dans 33 pays, à des prix différenciés. En parallèle, le Groupe s’est associé avec Medecines for Malaria Venture, afin de développer de nouvelles thérapies capables de prévenir les risques de résistance et d’extension en Afrique et Asie du Sud-Est.

Sanofi est aussi fortement engagé dans la prévention et l’éducation des communautés locales, à travers des programmes, tels que les « Ecoliers contre le paludisme », grâce auquel près de 8 millions d’enfants africains, et le programme créé en partenariat avec le National Malaria Control Program, destiné à former les éducateurs sur la façon de gérer le paludisme.

Enfin, Sanofi s’inscrit dans une démarche collective de développement des connaissances sur le paludisme et son traitement, en partageant ses données issues d’études cliniques d’une part, et en développant des moyens de surveillance dans les pays les plus touchés par le paludisme, en partenariat avec le DNDi d’autre part.

400M

de doses produites
depuis 2007

 

Un transport
de médicaments
responsable

Entreprise majeure des sciences de la vie, chaque année Sanofi distribue pas moins de 4,2 milliards de boîtes de médicaments et de vaccins dans le monde, soit 15 millions par jour. Indispensable pour l’accès aux soins, le transport doit être un facteur clef de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en répondant à des normes très strictes, notamment concernant le respect de la chaîne du froid.

Pour concilier respect de l’environnement et respect des normes sanitaires, Sanofi favorise le transport maritime, ferroviaire et fluvial de ses produits à travers le monde. Ainsi, en 2014 le Groupe réalisait 86% de ses expéditions intercontinentales par transport maritime contre une moyenne de 28% pour les autres acteurs de la santé. Le transport maritime émettant 30 fois moins de gaz à effet de serre que le transport aérien, Sanofi économise 260 000 tonnes de CO2 par an.

Quand l’utilisation du réseau routier est inévitable, le Groupe augmente le taux de remplissage des camions et conteneurs, mutualise les moyens de transport pour réduire le nombre de camions et expérimente le transport en véhicule électrique ou au gaz naturel pour les livraisons en ville.

Enfin, depuis deux ans, Sanofi a mis en place le programme Climpact®, en collaboration avec l’entreprise française du même nom, pour répondre aux exigences sanitaires du transport de médicaments et vaccins, notamment en matière de température, tout en consommant le moins d’énergie possible. Afin de choisir le mode de transport le plus adapté et le moins coûteux en énergie par rapport aux exigences de température, ce programme prend en compte les prévisions météorologiques en temps réel sur le trajet à effectuer. Ce nouveau protocole de transport a fait l’objet d’un contrôle qualité rigoureux.

86%

des expéditions
intercontinentales de Sanofi
sont réalisées
par transport maritime

 

A l’occasion de la COP21, l’OMS appelle à intervenir pour protéger la santé face au changement climatique
Signez l’appel http://who.int/globalchange/

Les repères clés sur la santé et le changement climatique