Vivre avec le diabète et atteindre des sommets !

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Même si le diabète est une affection de longue durée, bien contrôlé il n’empêche en rien les personnes touchées de réaliser l’impossible. Pour le démontrer, 12 jeunes insulinodépendants entre 17 et 25 ans de 10 nationalités différentes ont gravi en cinq jours le sommet du volcan islandais Hekla en juillet 2016.

 

L’événement – intitulé « Type 1 Diabète Challenge » (T1DC) – était organisé par SWEET, groupement d’institutions européennes et nationales œuvrant à l’amélioration du traitement du diabète chez les jeunes, en association avec le World Diabetes Tour et Sanofi.

Cet événement annuel est certes un défi personnel pour chaque participant, mais aussi une expérience collective prouvant que le diabète ne doit pas être un obstacle dans la vie.

 

Prendre confiance

 

Toutes les 10 minutes un jeune est diagnostiqué diabétique dans le monde.

Le Parisien Théo Locastro a été diagnostiqué à l’âge de 15 ans. Deux ans plus tard, l’expédition en Islande lui a donné confiance pour mieux vivre avec son diabète.

Théo TD1 Challenge« Cela m’apporte la preuve que je peux tout faire – et même des trucs complètement fous, » dit-il. Et d’ajouter que le challenge l’a aussi aidé à mieux gérer son diabète en « conditions extrêmes ».

 

 

 

 

Pour d’autres participants, comme la Norvégienne Hanna Kinn Bjørnøy d’Haugesund, le diabète a toujours été le moindre de ses soucis pendant l’excursion. Bien au contraire, cela prouve que cette condition n’est qu’une des nombreuses difficultés auxquelles les gens sont confrontés tous les jours.

Hanna TD1 Challenge« Les difficultés étaient d’un autre ordre, comme le fait de devoir ne parler qu’en anglais pendant toute l’excursion et d’être physiquement prête pour aller jusqu’au bout, » dit-elle. « Je voulais prouver aux gens qui ne me pensaient pas capable de le faire – et aussi à moi-même – que je pouvais relever un défi comme celui-là. »

 

 

 

Pour Bruno Helman, 22 ans, de São Paulo au Brésil, la randonnée se combine parfaitement avec sa passion pour les voyages et la course à pied.

Bruno TD1 Challenge« J’adore voyager et rencontrer des gens de cultures différentes ; alors, faire une excursion avec d’autres personnes diabétiques pour prouver qu’il est possible de vivre bien avec cette maladie, ça m’a vraiment motivé pour aller jusqu’en haut du volcan. »

 

 

« Pour me préparer j’ai, par semaine, couru trois fois et fait trois fois de la gym également. En plus je me suis alimenté de façon très équilibrée. Dans cinq ans, j’aimerais participer à une épreuve d’endurance, genre triathlon, puisque le volcan m’a permis de contrôler ma glycémie sur une longue période d’effort. Comme ça, je pourrais avoir une idée de l’évolution de mon taux de glucose dans le sang pendant une épreuve de ce type, même si je sais que l’effort est différent. »

 

« Mes craintes n’étaient pas fondées »

 

Pour Michele Tessari, 21 ans, de Vérone en Italie, l’épreuve a permis de dissiper les craintes qu’il avait sur le diabète.

Michele TD1 Challenge« Je voulais aller au bout de mon appréhension de me retrouver en hypoglycémie et j’ai constaté que c’était simplement une fausse crainte – même en situation extrême comme là, » dit-il.

 

 

 

 

Gavin Griffiths, de Londres, explique que le but en participant au challenge était de « chasser de sa tête les idées noires qui entourent le diabète ».

« Quand on m’a diagnostiqué diabétique à l’âge de huit ans, je me suis trouvé plongé dans un océan d’incertitude sur mon avenir, » explique-t-il. « Ce challenge a été une formidable aventure, une opportunité née de quelque chose qui dans la vie – le fait d’être diagnostiqué diabétique – est négatif. »

« Si, d’un côté, ce challenge avait eu pour but de montrer qu’on peut vivre intensément et atteindre un objectif dans sa vie avec un diabète de type 1, de l’autre, j’espère qu’il s’inscrit dans une vision d’unité globale. Nous avons en effet travaillé ensemble pour y arriver – et j’étais bien décidé à tirer le reste de mon équipe jusqu’en haut de la montagne s’il avait fallu le faire ! »

Il était bien conscient, poursuit-il, que l’ascension régulière allait faire descendre lentement son taux de glucose dans le sang, et avait en conséquence travaillé pour diminuer son insuline basale de quelques unités pendant toute l’ascension.

Il a ensuite surveillé de très près ses taux de sucre et prouvé que pour contrôler son diabète, il faut connaître son propre corps, mais aussi maîtriser et gérer son état physique.

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