Assemblée mondiale de la santé :
lutter contre les problèmes sanitaires actuels

Assemblée mondiale de la santé
PARTAGER
Facebook
Linkedin

La 69e Assemblée mondiale de la santé de l’Organisation mondiale de la santé, qui se déroulera du 23 au 28 mai, définira la feuille de route de la communauté mondiale de la santé pour les 12 prochains mois, et au-delà.

 

L’Assemblée est l’organe décisionnel suprême de l’OMS, constituée à l’origine pour promouvoir la santé et lutter contre les maladies partout dans le monde.

Elle rassemble des délégués des 194 Etats membres de l’organisation pour débattre et arrêter la politique et les objectifs en matière de santé mondiale. Elle est aussi responsable du contrôle de la politique financière, et de la révision et approbation du budget programme. Elle se réunit en comités et en sessions plénières à Genève chaque année.

 

 

À l’ordre du jour : les objectifs de développement, les vaccins et la résistance aux antibiotiques

 

 

L’édition 2016 de l’Assemblée sera la plus imposante jamais organisée. Elle s’attaquera à certains des problèmes les plus importants auxquels la communauté de la santé internationale est confrontée aujourd’hui.

 

Dans le cadre de sa contribution pour répondre aux ambitieux objectifs de développement durable définis par les Nations unies, l’OMS développe des stratégies sanitaires mondiales sur le VIH/sida, l’hépatite virale et les infections sexuellement transmissibles (IST). Ces trois stratégies, qui couvriront la période 2016 à 2021, seront finalisées dans l’optique de leur examen par la 69e Assemblée mondiale de la santé.

 

L’ordre du jour prévoit aussi de débattre des questions complexes de résistance aux antibiotiques – et du plan d’action global de l’OMS  – ainsi que de la gestion des situations d’urgences sanitaires, comme l’épidémies du virus Zika. Le Plan d’action mondial pour les vaccins et la pénurie mondiale de médicaments seront aussi au programme des discussions.

 

L’Assemblée 2016 devrait s’appuyer sur le travail de l’Assemblée 2015, qui a convenu d’un plan en cinq points pour traiter de la résistance antimicrobiale. Elle a aussi approuvé une résolution pour redoubler d’efforts afin de respecter les buts de vaccination de 2020, et soutenu une proposition clé pour s’attaquer aux problèmes de la nutrition.

 

 

Premier jour 

Les récents progrès réalisés en matière de santé publique ont été célébrés, mais d’importants enjeux de santé, comme la gestion des crises sanitaires et la résistance aux antimicrobiens, doivent encore être traités.

 

Les épidémies récentes d’Ebola, de Zika ou encore de fièvre jaune, sont le signal d’« un accroissement important de la menace épidémique de maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes », a souligné le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS, au cours de son discours d’ouverture.  Pour faire face à ces crises sanitaires de grandes envergures, il est primordial que les gouvernements travaillent de concert, aux côtés de l’OMS, afin d’améliorer la gestion des urgences et crises sanitaires.

 

 

Par ailleurs, la résistance aux antibiotiques, et plus généralement la résistance aux antimicrobiens, est un véritable problème de santé publique. Elle compromet grandement la prévention et l’efficacité des traitements d’un nombre important de maladies infectieuses. Cette menace existe partout dans le monde et nécessite la prise de mesures spécifiques, de la part de tous les gouvernements et toutes les sociétés à l’échelle mondiale.

 

   

2e jour 

La résurgence de certaines maladies infectieuses, et leur propagation rapide à travers le monde, représentent un défi majeur pour les acteurs de la santé publique.

 

 

La propagation rapide et parfois incontrôlée des maladies infectieuses, qu’elles soient nouvelles ou ré-émergentes, représente un des plus grands défis sanitaires auxquels le monde doit faire face aujourd’hui. Pour lutter contre ce fléau, les Etats et acteurs de la santé du monde entier travaillent de concert pour répondre à deux menaces particulièrement urgentes : le changement climatique, qui favorise la propagation de maladies infectieuses tropicales dans des régions au climat tempéré, d’une part, et la résistance aux antibiotiques, qui entraîne la ré-émergence de certaines maladies infectieuses presque disparues, d’autre part.      

 

 
La tuberculose est une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde : 1,5 million de personnes en meurent encore chaque année, principalement dans les pays en voie de développement. A l’occasion de la 69e Assemblée mondiale de la santé, la France a co-organisé avec la République de Corée, les Etats-Unis, le Vietnam et le Zimbabwe, un événement sur la lutte contre la tuberculose. L’occasion de mettre en avant les progrès scientifiques et médicaux réalisés dans ce domaine, notamment contre les formes de tuberculoses multi-résistantes, et de souligner l’importance de continuer dans cette voie.

 

 

 

 

3e jour 

Assurer la sécurité sanitaire et l’accès aux soins à tous les êtres humains à travers le monde.

 

 

Quel que soit leur profession et leur rôle, les multiples acteurs de la santé œuvrent quotidiennement pour permettre l’accès aux soins à tous et toutes à travers le monde. En effet, l’égalité de tous les êtres humains devant la santé est une des préoccupations centrales : elle impacte chacune des décisions prises par les grandes instances sanitaires internationales et guide le travail des professionnels de terrains. En l’an 2000, elle a également permis l’élaboration du plan des « Objectifs du Millénaire pour le développement », véritable feuille de route des politiques sanitaires actuelles. Cependant, face aux multiples crises et urgences sanitaires, les populations les plus démunies sont aussi les plus vulnérables. C’est pourquoi la 69e Assemblée mondiale de la santé a mis l’égalité sanitaire au cœur de tous ses débats.

 

 

 

Aujourd’hui, il est capital de mettre en place une gestion pérenne des multiples crises et urgences sanitaires qui parsèment le monde afin d’y répondre efficacement. C’est pourquoi les Etats membres de l’OMS ont approuvé, le troisième jour de la 69e Assemblée mondiale de la santé, un nouveau programme d’actions dans les situations d’urgence sanitaire. Active sur cette problématique depuis juin 2015, la France entend renforcer son rôle et son engagement dans la lutte pour la sécurité sanitaire mondiale.

 

 

 

4e jour 

 Vers un monde où chacun pourra vivre en bonne santé.

 

Alors que la 69e Assemblée mondiale de la santé débutait ce jeudi sa quatrième journée, le sommet du G7 démarrait en parallèle au Japon. Pourtant séparés par des milliers de kilomètres, ces deux événements majeurs furent animés par une problématique commune : l’accès à la santé pour tous, de la couverture sanitaire universelle à la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent ; mais aussi la question du vieillissement et de la santé.

 

 

 

Les délégués de l’Assemblée mondiale de la santé ont approuvé hier deux stratégies sanitaires primordiales. La première pour une stratégie mondiale pour vieillir en bonne santé ; et la seconde pour une stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent. En effet, des millions de femmes et d’enfants meurent chaque année de causes évitables liées à la grossesse, la malnutrition ou encore au manque d’accès aux soins, notamment aux vaccins. Les membres de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination se sont alors rassemblés en cette quatrième journée de la 69e Assemblée mondiale de la santé, pour réfléchir aux solutions à mettre en place afin d’assurer la vaccination de tous les enfants à travers le monde.

 

 

 

5e & 6e jour 

Clôture de la 69e Assemblée mondiale de la santé après l’adoption du cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques. 

 

En cette fin de 69e Assemblée Mondiale de la Santé, les délégués ont adopté des résolutions et décisions, notamment sur la pollution de l’air, l’obésité infantile, la nutrition, les maladies non transmissibles, le contrôle du tabac, mais aussi les infections sexuellement transmissibles et l’accès aux médicaments et aux vaccins. De plus, les délégués ont ratifié, le 28 mai, un ensemble de mesures destinées à guider la poursuite des Objectifs de Développement Durable liés à la santé.

 

 

Après deux ans de négociations intergouvernementales, l’Assemblée Mondiale de la Santé a finalement adoptée, le 28 mai, le cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques. Cette résolution est une avancée majeure pour la réforme de la gouvernance de l’OMS : elle renforcera les engagements de l’Organisation avec les parties prenantes, tout en protégeant son travail des conflits d’intérêts et de l’influence des acteurs extérieurs.

 

 

Pour conclure ces 6 jours d’Assemblée Mondiale de la Santé, durant lesquels 76 grandes problématiques sanitaires actuelles ont été abordées, Margaret Chan a remercié les délégués pour leur sérieux, leur dévouement et leur confiance en l’OMS. 

Lire le discours de Margaret Chan sur le site de l’OMS (en anglais).

 


Crédit photo : OMS

Choisissez les sujets qui vous intéressent comme
ou