La réserve mondiale de vaccins : une nécessité pour lutter contre la fièvre jaune

La réserve mondiale de vaccins : une nécessité pour lutter contre la fièvre jaune
PARTAGER
Facebook
Linkedin

Confirmée pour la première fois en Angola le 19 janvier 2016, l’épidémie de fièvre jaune s’est depuis répandue à la République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, touchant un peu plus d’un millier de personnes et entrainant la mort de centaines d’entre elles. Face à cette situation d’urgence, 18 millions de doses de vaccins antiamarils avaient été distribuées dans ces trois pays à la mi-juin, et la réserve mondiale de vaccins pour les situations d’urgence leur a été ouverte, comme nous l’apprend l’OMS dans un billet publié au mois de juin dernier.

Cette réserve mondiale de vaccins a été mise en place à l’initiative de l’OMS, entourée de Médecins Sans Frontières, de l’UNICEF et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Ensemble, ils ont créé en 1997 le Groupe International de Coordination (GIC) qui a pour but de gérer les réserves de vaccins nécessaires à la riposte en cas de flambées épidémiques.

Lors de la mise en place de cette réserve, le GIC comptait stocker 2 millions de vaccins mais c’est finalement plus de 6 millions de doses qui sont aujourd’hui en stock. Cette année, les 6 millions de doses de vaccins antiamarils ont déjà été épuisées à deux reprises afin de répondre aux multiples flambées en Angola, ce qui n’était jamais arrivé auparavant nous apprend l’OMS. « Dans le passé, le GIC n’a jamais utilisé plus de 4 millions de doses pour maîtriser une flambée dans un pays. » apprend-on sur son site.

 

 

Face à cette situation inédite, la communauté sanitaire internationale peut s’appuyer sur la collaboration de Sanofi Pasteur, premier fournisseur de vaccins contre la fièvre jaune depuis 60 ans pour les voyageurs et les personnes vivant en zone endémique, particulièrement sur le continent africain. Sur la simple année 2016, le laboratoire s’est engagé à fournir 20 millions de doses de vaccins antiamarils à l’UNICEF, et plus de la moitié ont déjà été envoyées en Afrique afin d’aider à combattre les épidémies en Angola et en RDC.

Plus globalement, la nouvelle unité de production sur le site industriel de Val-de-Reuil dédiée à la production de vaccin contre la fièvre jaune, et inaugurée en septembre 2014, permettra à Sanofi Pasteur de mieux répondre à une demande croissante à l’échelle mondiale et faire face aux épidémies récurrentes en Afrique et en Amérique du Sud.

L’OMS lancera début août une importante campagne de vaccination en Angola et République démocratique du Congo, dont l’objectif sera d’immuniser 15,5 millions de personnes a annoncé ce jeudi 7 juillet le Dr Bruce Aylward, directeur exécutif par interim de l’organisation.

 

La fièvre jaune est une fièvre hémorragique virale, transmise par les moustiques, qui touche les personnes habitant dans des zones tropicales en Afrique et Amérique du Sud. L’OMS dénombre plus de 200 000 cas de fièvre jaune par an dont 30 000 sont mortels. Plus de 90% des cas sont localisés en Afrique.

 

lire l'article sur Le site de l'OMS
Choisissez les sujets qui vous intéressent comme
ou