Tirer les leçons de la crise Ebola

Epicentre d'Ebola, dans le district de Kailahun, Sierra Leone
PARTAGER
Facebook
Linkedin

L’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) en Afrique de l’Ouest représente un tournant en termes de phénomènes épidémiques démontrant qu’ils peuvent désormais toucher de vastes régions géographiques.

 

L’urbanisation effrénée des pays en développement, le réchauffement climatique mondial ainsi que les problèmes environnementaux comme la pollution et la déforestation ont déclenché une crise propice à la propagation de la maladie à virus Ebola qui a déferlé sur toute l’Afrique de l’Ouest en 2014.

 

Alors que les virus restaient auparavant confinés à plusieurs zones spécifiques, ils ont aujourd’hui tendance à se répandre comme une traînée de poudre à travers des régions entières. Et des pays comme le Nigeria, dont 61,9 % des 160 millions d’habitants vivaient dans des bidonvilles en 20101, sont mal équipés pour faire face aux épidémies.

 

En effet, les pays les plus touchés – Guinée, Liberia et Sierra Leone – ont des systèmes de santé extrêmement sous-développés, en raison d’une pénurie de personnel qualifié et d’infrastructures adéquates.

 expert ECHO Cyprien Fabre en Sirera Leone

Un lourd tribut

 

L’épidémie de 2014 a été de loin la plus étendue et la plus complexe depuis la découverte du virus Ebola en 1976 : on a déploré plus de cas et de décès qu’en cumulant le bilan de toutes les autres épidémies enregistrées à ce jour.

 

« Il y a de nombreux enseignements à tirer de la crise Ebola », a déclaré le docteur Gary Nabel, directeur scientifique de Sanofi. « Nous devons comprendre pourquoi le système a échoué. Le monde recèle tout un univers de bactéries et de virus, et nous l’ignorons à nos propres risques et périls ».

« Nous devons être un peu plus proactifs dans la définition des menaces à la santé humaine et mettre en place des systèmes préventifs pour éviter qu’elles ne se concrétisent de la même manière qu’Ebola », a précisé le docteur Nabel.

 

Il est certain que la population a payé un tribut particulièrement lourd : selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 22 894 cas ont été répertoriés et l’épidémie a fait 9 177 morts.

Le virus Ebola est transmis à l’homme par les animaux sauvages et se propage ensuite par transmission interhumaine. Il provoque une maladie grave qui entraîne la mort dans la moitié des cas.

Ebola Frederick A. Murphy, colorized transmission electron micrograph (TEM) 

Agir de concert

 

Face à un tel désastre, Sanofi a confié au docteur Nabel le rôle de coordonnateur de la riposte du Groupe au virus Ebola.

« Sanofi travaille avec ses pairs à travers toute l’industrie pour faire avancer la recherche sur les médicaments qui permettront de prévenir ou de traiter une infection par le virus Ebola », a souligné le docteur Nabel. « Nous partageons également notre expertise scientifique, médicale, de réglementation et de fabrication avec l’OMS, les gouvernements, les ONG publiques et privées afin de circonscrire cette épidémie ».

 

« La force de l’industrie pharmaceutique réside dans sa capacité à transformer les découvertes médicales en médicaments destinés à l’ensemble de la population, et ceux-ci peuvent réellement faire la différence », a ajouté le docteur Nabel.

Aujourd’hui, il est incontestable que la mondialisation confronte les entreprises pharmaceutiques à d’importants défis. L’explosion de la population urbaine dans les pays en développement requiert des traitements médicaux fiables.

 

Ebola en est l’exemple typique. « L’industrie doit collaborer avec l’élite des chercheurs qui identifie les traitements les plus prometteurs, les médecins spécialistes du domaine, les gouvernements qui essaient de circonscrire le virus et les patients qui en sont victimes afin de pouvoir faire reculer la maladie et de minimiser les souffrances des personnes touchées », a déclaré le docteur Nabel.

 

De plus, Sanofi est activement impliqué dans le programme Ebola+ de l’Innovative Medicines Initiative (IMI). Il s’agit d’un important partenariat public-privé (PPP) qui réunit l’Union Européenne et l’industrie pharmaceutique européenne pour relever un large éventail de défis liés à la recherche sur Ebola, notamment en ce qui concerne le développement de vaccins, les essais cliniques, le stockage, le transport, le diagnostic et les traitements.

 


Crédits photos :

EC/ECHO/Cyprien Fabre

CDC - Frederick A. Murphy

1. Rapport publié par ONU-Habitat en 2010 http://unhabitat.org/

Choisissez les sujets qui vous intéressent comme
ou