Médicaments contrefaits : les grandes initiatives internationales

Contrefaçon de médicaments
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Si la contrefaçon de produits médicaux n’est pas un phénomène récent, l’ampleur du trafic a atteint, en un peu moins d’une décennie, un seuil d’alerte préoccupant : 560 598 médicaments contrefaits ont été interceptés par les douanes européennes en 2005, contre 3 200 492 cinq ans plus tard. L’impact en termes de santé publique est majeur. On l’estime à plusieurs centaines de milliers de mort par an.

Afin de lutter contre ce fléau, les principaux acteurs de la santé s’engagent et s’organisent. L’identification des réseaux de distribution, la saisie de produits falsifiés, mais aussi la sensibilisation du grand public et la diffusion de bonnes informations, sont autant d’engagements pris par la communauté internationale ces dix dernières années.  

La journée de sensibilisation à la contrefaçon de médicaments, organisée par Sanofi ce 6 juin, est l’occasion de faire le point sur les grandes initiatives mises en place à l’échelle mondiale pour endiguer cette menace.  

 

 

Mobilisation de la communauté internationale

 

Si les pays en voie de développement restent une cible prioritaire, « la contrefaçon de médicaments est un phénomène universel » prévient Geoffroy Bessaud, Directeur Coordination de la Lutte contre la contrefaçon chez Sanofi. Elle touche aussi les pays développés où l’intensité du trafic s’accélère depuis quelques années, notamment via les ventes sur internet. Une réponse transfrontalière, pensée à travers d’importantes coopérations internationales, est alors nécessaire.

Ainsi, parallèlement aux opérations annuelles Pangea, coordonnées par Interpol depuis 2008, et particulièrement efficace ces dernières années, le Conseil de l’Europe a adopté en décembre 2010 la convention Médicrime. Ratifiée par 7 pays, elle représente le « premier instrument juridique international qui permettra de criminaliser l’ensemble des activités liées à la contrefaçon » souligne G. Bessaud. La France, qui fait partie des 24 pays signataires, a adopté la loi autorisant la ratification de la convention Médicrime, le 19 mai dernier. 

 

 

Les engagements de Sanofi

 

Outre ses efforts destinés à protéger ses produits via la sécurisation proactive des médicaments en voie de commercialisation, Sanofi  analyse les produits suspects vendu sous son nom, au sein de son Laboratoire Central d’Analyse des Contrefaçon situé à Tours. Inauguré en 2008, « le LCAC est devenu un outil incontournable dans la lutte contre la contrefaçon de médicaments » affirme Geoffroy Bessaud.

Par ailleurs, le Groupe se mobilise aux côtés des patients à travers des initiatives de sensibilisations et de préventions du grand public. Une étude a ainsi été réalisée auprès de 10 000 personnes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, afin de mettre en lumière la perception des populations au sujet de la contrefaçon de médicaments, et un site internet dédié, fauxmedicamentsvraidanger.com, ainsi qu’une application destinée à fournir aux voyageurs les bons réflexes, Travel Tips, ont été mis à disposition des patients.

 

 

Le combat contre la contrefaçon de médicaments est un combat qui doit mobiliser tous les acteurs publics ou privés. En effet, les actions coordonnées de la communauté internationale, associées aux initiatives propres à chaque pays et des acteurs de santé, commencent à porter leurs fruits et ouvrent la voie à une lutte toujours plus efficace.  

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