Comprendre le diabète dans les pays en développement

Comprendre le diabète dans le monde en voie de développement – l'Étude internationale sur les pratiques de gestion du diabète (IDMPS)
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L’Association européenne pour l’étude du diabète (European Association for the Study of Diabetes – EASD) organise sa conférence annuelle à Munich, en Allemagne, du 12 au 16 septembre 2016.

 

Cette conférence réunit des experts, médecins et chercheurs spécialisés dans le diabète qui viennent du monde entier pour parler de la gestion du diabète. C’est également un forum international qui a pour but de partager et promouvoir la recherche sur le diabète.

 

Cette année, l’événement de l’EASD sera l’occasion pour Sanofi de présenter les derniers résultats d’une étude capitale menée pendant 10 ans sur le traitement du diabète : l’Étude internationale sur les pratiques de gestion du diabète (International Diabetes Management Practices Study –IDMPS), la plus grande étude d’observation sur le diabète des adultes dans les pays en développement.

 

Cette étude lancée en 2005 a été menée en plusieurs phases (ou « vagues »), et s’est intéressée à 72 000 personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2, dans 48 pays de l’Amérique centrale et du Sud, de l’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Asie et d’Europe centrale. Plus de 5 000 prestataires de soins de santé ont participé aux travaux de recherche. Les données sont recueillies pour chaque personne dans un format standardisé, ce qui permet de comparer les résultats du monde entier de façon uniforme.

 

 

Le diabète étudié sous tous les angles

 

Les six premières vagues de l’étude ont examiné le niveau de surveillance du diabète, les obstacles à l’insulinothérapie, l’utilisation des ressources de santé, la fréquence des épisodes d’hypoglycémie, la fréquence et la sévérité des symptômes de dépression et le niveau d’autogestion du diabète. Pour chaque phase, l’éducation sur le diabète et la gestion des soins liés au diabète ont été des thèmes centraux.

 

Un appel à l’action a été lancé après la publication des premiers résultats dans Diabetes Care en 2009. Ils révélaient un manque de surveillance de la glycémie, un dépistage insuffisant des complications liées au diabète et des carences dans l’autonomisation des personnes atteintes de diabète.

 

 

Résultats de la 5e vague sur le diabète et la dépression

 

Pablo Aschner, directeur de recherche à l’hôpital universitaire de San Ignacio, mais aussi directeur scientifique de l’Association colombienne du diabète et membre du comité directeur de l’étude, présentera lors du congrès de l’EASD à Munich (le 16 septembre à 9 h 45) les résultats de la cinquième phase de l’étude qui avait pour sujet la fréquence et la sévérité des symptômes de dépression des diabétiques.

 

Bien que la dépression associée au diabète soit un problème largement reconnu, c’est une question qui est encore trop souvent ignorée.

S’il est difficile d’obtenir des statistiques précises, nous savons que la dépression est courante chez les personnes diabétiques, et qu’elle affecte davantage les patients traités à l’insuline que ceux qui prennent des médicaments par voie orale. 30 % des patients atteints de diabète de type 1 et 46 % des patients atteints de diabète de type 2  signalent des symptômes de dépression modérés à sévères.

La dépression serait également plus courante chez les personnes diabétiques qui doivent gérer simultanément plusieurs problèmes de santé.

 

La cinquième phase de l’IDMPS contribuera à sensibiliser la communauté scientifique et le public sur la relation entre le diabète et la dépression dans les pays en développement, et sur la nécessité de la combattre.

 

La septième phase de l’étude a commencé en 2016 et examine plus particulièrement l’adhésion à l’insulinothérapie et les raisons de son arrêt, ainsi que la relation potentielle avec les occurrences d’hypoglycémie et leur impact économique.

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